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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 14:21

Qu'attendre

quand la lumière est là

quand le feu est ici

et que mes heures passent

à se demander.

A me demander quoi?

Le temps d'inspiration

le temps de colorer

le temps d'écrire le monde.

Le luxe de ce temps

quand d'autres ne l'ont pas

qui tant toujours attend?

En vacuité ici

à lire ceci et à lire là...

A vivre certes.

Mais à vivre des autres

sans tout à fait y être

dans le froid d'un émoi

qui me colle à la peau

et qui me fait la peau

à attendre et à tendre

jusqu'à l'ultime expire ?

 

D'abord inspire

respire encore

mets-toi en marche.

Le temps expiré n'attend pas

n'entend pas

ce temps n'est déjà plus.

Octobre 2016

Octobre 2016

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 18:54

Si les rubis n'étaient que cailloux

et ton visage qu'un reflet.

Si les couleurs étaient passées.

Si plus rien de profond

si tout n'était que surface

sans accroche sous mes doigts.

Si le soleil n'était que néon

et tes yeux billes de verre.

Si l'atmosphère était vide

si mon cœur était creux

le tien sans résonance.

Et si soudain

soudain

tout déraillait

tout ce que j'avais entrevu

basculait

dans un nul et non avenu...

Si demain n'avait pas d'âme

et plus de teint.

Si de demain on ne savait rien.

Si demain...
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 17:34

Sourire et donner

lâcher laisser ce que l'on a

lâcher ce que l'on veut nous vendre

heurtoirs de l'imagination

laisser passer.

Sourire aux anges

laisser glisser sur soi

ses vieux démons

ressurgis dans le regard d'un autre.

Offrir toute sa part

et au-delà des illusions

des allusions

des certitudes

sourire aux anges.

Mondes et démons

se montent aussi vite

qu'ils s'immondent

se démontant au gré de mots

égrenés attribués affublés.

Laisser couper la faux

couler la flatterie de surface.

Y apposer bien plus que des maux

un sourire du tréfonds.

Laisser l'ange nous porter

quand la terre est trop basse

et que nos traces veulent s'effacer.

Sourire en soi,

sur ses traverses

et en son ciel

ne jamais se perdre.

...et ne jamais se perdre...
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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 20:00

Enfin elle a osé.

Prendre son instrument, reprendre son archet.

Quatre accords esquissés

des fils s'étaient noués.

Noués au creux noués au corps

Comme vissés chevillés.

Les cordes trop tendues

lui donnaient un air faux

résonnaient trop haut

dissonaient.

Quelques semaines seulement

elle n'avait pu jouer.

Le vinaigre elle n'avait pas vu

se déverser l'amer

trop d'acide non-avenu

de plein fouet fut reçu.

Sens d'une poupée désarticulés.

Un passé s'esquissait.

Il y eut un avant

il y avait un après.

Violences insinuées,

un goût de mots violés.

Aucun voile de décence, de pudeur.

Indécence cinglante, impudeur éructée.

Un goût de sel

de cendres aussi.

Déjà elle le savait

son instrument contre elle

vibrerait autrement,

comme vibrent des cordes du bois

sous un archet frotté.

Juste comme ça.

Un peu de musique.

Rien de plus.

Déjà le soir pointait, elle avait tardé

mais chez elle, enfin, pouvait rentrer.

Un passé...
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:21
De plomb...

Lourd jusqu'à terre

rutilant

rien ne pourrait l’oxyder

le fêler.

Corps replié.

Une chape de crainte

sous le soleil

assurément.

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 07:50

 

Dans le champ d’herbe coupée j’ai marché.

J’ai foulé l’odeur verte et fraîche d’un soir d’été.

J’ai fixé mes pensées sur le présent.

Sur le présent d’un autre champ fraîchement fauché.

La moisson du soir a pris des teintes mordorées.

Le soleil au zénith d’un été était doré,

Doré comme nos visages, blond en nos âmes.

Nous avons marché sur les cailloux d’un chemin Champs, coucher du soleil 154564

Comme un sous-bois , une lisière

A la lisière de toi.

A la lisière de moi.

Dans la lumière élancée à son comble

L’ombre du soir n’a pas déchu.

Te souviens-tu toi ?

 

Où marchais-tu lorsque mes pas cherchaient les tiens ?

 

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 19:35

 

Causons causez

ouvrez vos écoutilles

pendez vos langues

laissez écumer au-dehors

votre précieux dedans.

 

Cousons cousez

vous a-t-on dit

vos yeux votre bouche

vos oreilles

ayez juste l’idée

vague mélasse

l’idée fausse du bourbier sous vos pas.

 

Creusons creusez

à mains nues

lame de fond dans nos vies

érodant, ciselant le squelette

mis à nu et voir enfin

 au lieu que ne s’installe

le désespoir en cause

l’air de ne rien y voir

un brin de soir un brun de nuit

une cécité noir ivoire.

 

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:56

 

Est-il temps ?

Est-il encore temps de croire

De croire au temps

Autant de nos ors

Dehors dedans

Quand nous avions foi en nos corps et âmes.

Lame de fond plus certaine que la foi

Une fois notre foi gercée entamée

Entamons une descente sans fond

Dans le profond de notre cher.

Mon très cher

Où nous sommes-nous perdus ?

Pendue à  sa corde notre histoire

Ce soir va-t-elle finir déjà ?

Déjà n’est-t-il plus le tant 

De notre temps ?

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:09

 

Silence

Silence total

Silence blanc noir

Des mots impossibles

Des larmes sèches

Âme ligotée piégée

Ma bouche ne remue que bouillie.

Juste mes doigts sur un clavier

Percutant quelques touchesCopie-de-P1020206.JPG

Quelques lettres

Se demandant encore

Comment donner un sens.

A un avenir fossoyé

A un passé perdant perdu

A un présent confondu

Confus.

Les murs tremblent autour

Le sol s’est étiolé

De mes lèvres soudées

Dures et mortes

Rien ne sortira plus.

Inerte est devenu mon corps.

Je devrais écouter entendre

Réagir ? Croire ?

Je ne sais…

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:51

Pourquoi ces rides toujours sur les rires ?

Pourquoi les retours funestes de ce que l’on croyait guéri ?

Pourquoi rouvrir toujours les mêmes peines ?

Pourquoi  s’obstiner sur le chemin dont l’impasse est au bout ?

Hier, demain, aujourd’hui, que j’aurais aimés jours de fêtes.

Il y en eut….il y en eut…

Quand l’espoir est fané, quand toutes les espérances s’essoufflent au bord du chemin,

Il n’y en a plus.

J’écoute. J’écoute quand on me dit la plénitude du vent,

La magnificence du silence et la blancheur sur nos âmes.

J’écoute, j’écoute mais qu’entends-je d’autre qui parasite le beau ?

D’autres mots grisent l'éclat de tant de flétrissures, de tant de meurtrissures.

Le temps des funérailles se consume inexorablement sous la fausse chape de ciel bleu.

Le temps d’un peu plus de sillons, qui de manière indélébile, écarte nos mains.

Dois-je déjà penser à demain, un autre chemin ?

Pourquoi ces rides encore, toujours et tant ?

 

 

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- Disons de taille moyenne…Pas une naine ni une girafe, heu…normale, quoi ! Jolie dans son genre… Sinon blonde ou brune, alors-là…C’est difficile à dire…en tout cas elle n’est pas rousse ! Encore que"
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