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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:39

  

Il est des liens qui attachent qui entravent qui obturent

 

des liens qui ligotent plus qu’ils n’amarrent

et sans le dire paralysent d’obscure.

 

Il est des pleins qui tendent leurs mains

qui relient sans jamais aliéner

des liens qui se lisent dans l'eau claire d’une source.

 

Il est des visages qui luisent qui éclairent

qui d’un regard échangé s’irisent illuminent

dont les bouches fermées échangent mille paroles.

 

Il est des mots de silence qui dans leur tu disent longmains.jpg

plus que ceux prononcés par des voix fourchées d’une langue acérée

 

Il est des liens des pleins des visages et des mots des regards

que rien ne sert de tromper, autant de mains enlacées…

…invitées.

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:25

 

Dans ma main, des lignes.

Des lignes comme

des failles

des ravins de pluies

des pleurs

des routes et des chemins.

 

                  Dans ta main, les lignes

                  droites et courbes

                  tortueuses, incertaines

                  compliquées ou parsemées.

                  Des lignes qui se filent.

 

 main.jpg

   Dans nos mains, des lignes

   à suivre et poursuivre

   à creuser

   à continuer.

   Des lignes qui se lisent.

 

                    Dans ma main, les lignes

                    de tes doigts effleurées,

                    tracées, perpétuées.

                    Des lignes entretissées

                    de nos paumes mêlées

                    ouvertes vers le ciel.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:28

 

Il y avait de l’eau derrière les notes,

Un fleuve charriant du bois.

Des arbres de l’immense forêt

Bois flotté flottant paisible

Au rythme de l’air et du temps.

 

Il y avait la neige au-delà des notes.

Un gris ciel irisé argenté

Scintillant sur la neige et les toits.

Il y eut ses pas imprimant le solamazonie02

Au gré du souffle des frimas.

 

Il y avait Paris s’enroulant de notes,

Les rues et les pentes folles

Une course vers la Seine,

Ballet voltant entre les passants.

Il y avait Paris un jour avec toi.

 

Une falaise dans la brume des notes

Il y en avait plusieurs peut-être.

Au-dessus, tout au-dessus de la chute,

Il y avait l’air marin, souffle puissant

Ecumant des rouleaux incessants.

 

Il y avait la musique, la musique et les notes

La musique tout le temps

Me ramenant à l’eau, me ramenant à toi.

Il y eut tout ce temps d’un côté ou l’autre de soi,

D’un côté ou l’autre de toi et moi.

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 12:38

j’ai ouvert les yeux sur des brumes matinales

j'ai foulé l'herbe mouillée de perles de rosée
j'ai inspiré l'air chargé des sucres de la nuit
j'ai regardé les chevaux debout, tranquilles, majestueux
j'ai bu le suc des framboises du jour
j'ai tenu entre mes mains une tasse de thé roux
j'ai vu l’embrun de lait se dissiper dans le soleil


P1020165

 

j’ai suivi la marche des gens, déhanchée, souple, saccadée, sur des trottoirs sombres

j’ai écouté le visage du grand-père sur son banc, reposant sa canne un instant

j’ai touché de mes yeux des rides emprisonnant le ciel,

j’ai vu les rires, j’ai vu les pleurs, des hommes et des femmes de bonne volonté

j’ai touché les joues tendues et rebondies comme de petites pommes

j’ai deviné l’eau de la rivière languir au gré du temps

j’ai avalé le vent soulevant ta chevelure d’un souffle imperceptible

 

3147989-femme-caresser-la-main-jaune-dans-le-champ-de-bl.jpg

 

j’ai encore regardé les chevaux dans le frais du noyer

j’ai vu l’ombre tremblée des feuilles sur leur pelage lustré

j’ai encore senti cette herbe adoucie de soleil sous ma peau nue

et j’ai vu, j’ai vu au loin sur le liseré de la forêt qui frôle les nuages

j’ai vu à la lisière des villes qui trouent la voûte bleue

qu’il n’y a que ça au monde, rien d’autre et tout cela

rien que le petit monde à dénicher sous l’autre, sous le grand, le vaste, le colossal

 

P1010609


j'ai eu les meilleures raisons du monde de penser que la journée serait belle

et j’ai su dans l’immédiateté de ces présences pures que déjà tu me manquais…

 

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 06:46

* * *

Tu tends la main

dans le parfum des champs de fleurs

vers d’autres demains

 

Copie de P1010001

 

* * *

 

Copie de P1000900

 

Un souffle léger

au cœur de tes questions d’homme

le tendre verdoyant

 

* * *

 

 ...en échos de printemps...

  

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 13:44

Et si dans un pays, il n’y avait que des fils. Des fils dans les lignes des mains et des mains qui, seules sur leur fil, cherchent, attendent, mais ne voient que leur fil.

Et si chacun assis sur son fil avait les pieds dans le vide de la terre et le regard tendu, éperdu très loin, vers un ciel de nuages qui défile.

Un pays où chacun sur son fil, chaque femme, chaque homme, marche, regarde et fait son bout de chemin.

Chacun les yeux rivés sur le petit bout de son fil, pour éviter les failles. Aucun ne voyant les uns, ne s’apercevant des autres, se démener sur son chemin, chemins mêlés, entrecroisés, aussi multiples que les fils.

……………………………………………..

Et si dans ce pays de fils tendus, de fils ténus, de solitudes entre les fils, si au croisement d’un chemin, au hasard d’un aiguilleur fou, s’entremêlaient les fils ?

………………………………………………

Alors soudain, on serait deux sur un fil. Au moins.

 Et soudain, deux fils ne ferait plus qu’un, deux fils d'ondes vibrant dans le même son. Deux fils comme un seul rendez-vous.

Alors soudain, l’un levant les yeux apercevrait l’autre tout près sur le même fil. Si près que les mains se verraient ; si près que les lignes des deux mains mêlées pourraient tisser, tisser un nouveau fil.

 Tisser leur fil.

au-fil-du-temps

 (http://monblog.ch/eva-peintures/)

C’est un pays où l’un et l’autre, de leur fil,

dessineraient juste en dessous une île,

tisseraient dans l’air une aile,

pour parcourir ensemble terre et ciel.

 

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- Disons de taille moyenne…Pas une naine ni une girafe, heu…normale, quoi ! Jolie dans son genre… Sinon blonde ou brune, alors-là…C’est difficile à dire…en tout cas elle n’est pas rousse ! Encore que"
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