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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 17:34

 

   

   59160 130813693633796 100001154989248 162105 8313590 nEt si demain, maintenant, bientôt, il me venait, il me prenait l’envie de voler, de m’envoler, de courir, de partir, de rougir, de m…. , de sauter ou de plonger. De tout bousculer, de basculer et de tomber peut-être.

Et si maintenant, je décidais de me murer, de rester seule, de réfléchir, de tout redéfinir, de plonger tout au fond du tréfonds pour le pétrir, le triturer, qu’en retirerais-je ? Comme l’alchimiste, la poudre d’or ? Ou de mon poing le malmenant ressortirais-je une boule, une noirceur, un trou noir d’une densité telle qu’il absorbe, en fin de compte, la totalité de son sillage ?

Et si demain je décidais de ne rien faire, de continuer d’enfiler les jours aux nuits, de les regarder encore défiler, se défiler, se démailler, se déliter…

   Et pourquoi toujours, il faudrait faire, avancer, un pas toujours un pas, quand la direction est aux quatre points cardinaux, aux quatre vents, nous saigne aux quatre veines…  Quand le soleil chaque soir meurt après une courte vie. Quand le soleil ne renaît que pour mourir encore.

Comme si l’homme, la femme, l’être n’étaient que papillons d’un jour, d’une nuit, illusion ou chimère.

   Et si les vagues n’étaient ni plus ni moins qu’un legs abordable pour les uns, qu’ils empoigneraient à bras le corps. Et si ces mêmes remous n’étaient qu’estafilades sans choix, sans fil, sans suite pour les autres, une eau mouvante filtrant entre chaque doigt.

   Et si demain me donnait des nouvelles de moi, des nouvelles d’hier et d’après-demain. Et si demain, il n’y avait rien  qu’un lendemain.

Si le champ des possibles avait si peu de bornes que son étendue n’en soit plus intelligible. Si l'égarement de la grandeur n’avait d’égale que son étroitesse, nous asphyxiant et nous tyrannisant.

   Et si demain, aujourd’hui, ce soir peut-être, j’arrêtais juste là, à ce point précis, de penser aux  lueurs inaccessibles, si je fermais les yeux sur l’absence des étoiles, laissant au vide du trou noir toute la place qu’il engouffre pour se nourrir…

Pour finir, quel sens prendre, à quelle direction se confier ?

   Si je, si nous, celui qui décide, n’était qu’un rêve inventé, perpétuellement réinventé, pour combler un fond si profond que l’on passerait sa vie… à y tomber ?

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Published by Laure Lie - dans Pensées du jour
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commentaires

Martine 27/10/2010 08:14


J'avais compris ! C'est cette mise à nu qui m'a touchée, y compris par sa noirceur (je l'ai lu en silence dès que tu l'as publié).


Laure Lie 27/10/2010 09:32



Noirceur...oui!


Mise à nu *?* ...On ne sait jamais avec l'écriture la part de réel, la part de distance...


Le "je" peut être autre, je termine avec "on"... Les mots en appellent d'autres et le chemin se trace un peut pour lui-même une fois qu'il est en route...


L'atmosphère et la tonalité viennent bien de quelque part, d'une main qui ne saurait être une autre... je te l'accorde !






Martine 26/10/2010 18:20


C'est largement mon texte préféré depuis longtemps, en fait... :)


Laure Lie 26/10/2010 21:20



Et pourtant, il se lit dans tous les sens, pour le meilleur....et pour le pire !






Marc de Metz 23/10/2010 17:51


Bonjour. Je vais accueillir « officiellement » demain matin ton blog, dans un article que je publierai car il est prêt. Aujourd’hui, je viens de l’accepter avec plaisir, parmi ceux des Architectes
d’intercoeurs. J’ai rajouté dès maintenant sa bannière dans la galerie des Architectes d’intercoeurs. Celle-ci est accessible en permanence au début de mon blog dans le module « Rencontrer les
Architectes d’intercoeurs ». Je te souhaite la bienvenue en te remerciant d’avoir souhaité nous rejoindre parmi les belles personnalités et les beaux talents que tu connais peut-être déjà ou que tu
découvriras, si tu le désires. La solidarité est une valeur partagée par beaucoup d’entre nous. Je suis heureux que tu nous rejoignes. Je te souhaite une très belle fin de cette journée. Je ne peux
que te proposer de ne pas hésiter toi aussi à aller à la rencontre des Architectes d’intercoeurs. @mitié, Marc de Metz.


Laure Lie 23/01/2011 18:06



Bonjour Marc,


Que de temps passé et c'est très mal te remercier de ton accueil que ne répondre avec autant de ...retard... Désolée.........


Alors, pour les dernières nouvelles, oui, j'ai fait de belles rencontres dans cette communauté que j'ai rejoint avec grand plaisir.


Merci encore Marc.


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- Disons de taille moyenne…Pas une naine ni une girafe, heu…normale, quoi ! Jolie dans son genre… Sinon blonde ou brune, alors-là…C’est difficile à dire…en tout cas elle n’est pas rousse ! Encore que"
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