Nouvelles en
vrac, les Editions de Laure
Lie Parce que l'âme est une pellicule sensible. Parce que rien n'est tracé d'avance et que rien n'est plus irréversible que la mort,
Laissons les mots peindre nos maux, ceux qui sont en dedans enfouis, loin,
cachés au plus profond et que l'on n'ose regarder. Parce que l'on juge toujours trop tôt
les petites parcelles du visible suscitant mille et une interprétations.
Parce que la vie n'est ni plus ni moins qu'une histoire de fil et de failles.
Parce que, si l'on écoute mieux, la langue, les langues se délient.
Parce que si l'on y regarde de plus près, elle nous relie à d'autres histoires, faites de délicates touches de couleurs ou d'impressions tenaces, d'émotions pures, de vibrations et
d'espoirs.
Il était une fois un miroir, des miroirs… Je te regarde et je me vois. Tu me regardes mais qui vois-tu ? « Miroir, mon beau miroir », affreux mensonge sournoisement perpétué. Le miroir n’est pas ...
Un enfant un soleil une poupée un sourire, la vie est là. Quelqu’un s’en va. Dans le ciel au cœur dans le creux dans l’écrin, la vie est là. Quelqu’un s’en va. Trop oubliée la source, pour des ...
Il est des liens qui attachent qui entravent qui obturent des liens qui ligotent plus qu’ils n’amarrent et sans le dire paralysent d’obscure. Il est des pleins qui tendent leurs mains qui relient ...
Ce serait une chanson Peut-être peut-être Rien que pour eux Rien que pour toi Ca les amuse Et ça t’amuse Donner des noms Balancer cafarder Emettre des jugements uniquement mesurés A l’aune de leur ...
Pourpre... L’air vert et profond entre en moi. Je ne suis là que pour ça. Inspirer les couleurs et toute leur transparence. M’en repeindre l’intérieur pour oublier Les noirs et les blancs ...
Défi n° 77 Sous mes pieds les grains de sable. Sous mes pieds tout un monde que je crois modulable. Mais éphémères sont mes pas, qui, saisis par le temps, ne laissent en ce monde immense et ...
Il est des Eden cachés au fond des rêves de chacun d’entre nous. Un ailleurs de l’autre bout du monde qui résonne d’une pureté inaccessible. Les lieux traversés ce jour-là en font partie et me ...
Défi n°76 « J’aurai sa peau j’aurai sa peau j’aurais sa peau !» Sa peau de poisson pleine d’écailles et gluante! Et vas-y que je me tortille d’un côté et vas-y que je me tortille de l’autre ! Stop ...
Qui es-tu toi, de l’autre côté d’un miroir que tu ne veux pas voir ? Qui es-tu à nier tes reflets pour fouiller ceux des autres ? Quelle laideur ton visage masque-t-il pour soigner ainsi son image ...
La première matinée nous accueille en fanfare. Nous y projette plus exactement. C’est comme ça quand on change de continent, on plonge littéralement et subitement dans un autre monde. Etre ...
« Tu sais, ça ne sert à rien de regretter » m’a dit un jour un monsieur pas encore vieux, qui le serait aujourd’hui s’il était encore en vie. Trente ans après, je me souviens de cette parole qui, ...
Derrière mes pas de neige S’étalent les mots-déserts Ils s'éloignent d'eux-mêmes S’en vont stériles S’étiolent de misère. En habits de chiffon Les mots vêtus de maux Sont partis en poussière, ...
Je me disais que j’attendais un temps, Le temps du vent Le temps d'un beau temps L'heure d'une chrysalide. Des mots m’ont gratouillée, réveillée Des mots nouveaux venus d’une lointaine plume Des ...
Merci à toi l’artiste noctambule et anar qui vit de ce qui croît en toi Merci à ton simple sourire à mes côtés même pour quelques instants A toi qui modeste avances doucement tes pas sur le fil ...
Les heures de silence soufflent l'à venir en échos diaphanes portent leurs choix. Les heures de silence posent le fond de soi semant chaque pas alimentent une voie. Les heures de silence ne ...
Lorsque le bleu croît à l’horizon d’un matin Lorsque le temps attendu ouvre les possibles Lorsqu’un éclat de mer, comme un éclat de sel, nous ranime, Alors, le temps qui a paru mille ans, a ...
Il est des matins En ciel rouge satin Cousus d’effluves ambrés Au souffle marbré d’or. Il est des matins Petite tête de rien Faisant comme s’ils étaient bien Au creux d’un petit rien. Il est des ...
...vendredi 11 novembre Déchirures intimes sera présenté au Salon du Livre de Chaumont, Maison des Carmélites de 14h à 19h ... Ecoute (extrait) [...]Violon, accordéon… Peut-être même un peu de ...
Dans ma main, des lignes. Des lignes comme des failles des ravins de pluies des pleurs des routes et des chemins. Dans ta main, les lignes droites et courbes tortueuses, incertaines compliquées ou ...
Jour de pluie, dévoilant en insaisissables odeurs les fruits qui remontent de la terre, plus fortes que nos souvenirs en images filmés. Jour de pluie, ruisselant, étincelant sur les feuilles ...
Il y avait de l’eau derrière les notes, Un fleuve charriant du bois. Des arbres de l’immense forêt Bois flotté flottant paisible Au rythme de l’air et du temps. Il y avait la neige au-delà des ...
Qui êtes-vous femmes, hommes, indissociables à force de vous lisser, agglutinés, agglomérés, à force d’agréger votre unique pensée et votre unique vue ? Le reste, les restes !, à vos yeux, ne peut ...
Martyr-e. Est-elle victime, est-il bourreau ? Réalité d’un autre temps ? Un faux-fuyant à s’enferrer, à tout terrer où rien n’irise Où rien ne brille qu'une froideur, un reflet sur le fer. ...
Le Soleil des Songhaï [...] Ce matin, alors que je me dissimulais déjà sous les étoffes blanches, tentant d’échapper aux rayons qui dardaient ma peau, alors que les premières gouttes de sueur ...
Elle est belle, elle parle à l’enfant Quand l’enfant dort, c'est le néant Hors de l’enfant plus rien d’humain L’enfant est né, l’homme n’était plus. Elle est belle, elle berce l’enfant L’enfant ...
Chapitre 78 Tiens, déjà de retour ?! Je n’allais quand même pas te voler ta voiture ! Carole rit. Simplement heureuse du retour d’Anna. Heureuse de la voir intacte, sans plaie ni bosse ...
A ceux qui ne voient pas la langue d’écume dans la limpidité du ciel A celle qui croit toujours que… à celui qui est sûr…mais qui n’écoutent ni ne regardent A ceux qui n'ont aucune idée du linge ...
j’ai ouvert les yeux sur des brumes matinales j'ai foulé l'herbe mouillée de perles de rosée j'ai inspiré l'air chargé des sucres de la nuit j'ai regardé les chevaux debout, tranquilles, ...
Chapitre 53 Un monceau de boules de papier jonche le sol. Ici ou là, les veines du papier froissé laissent apparaître une écriture noire et fine. Quelques lettres, parfois un ou deux fragments de ...
Sous la cendre, couve… C’est ce qu’on dit. Le feu s’est coulé, a tout fondu. Il ne reste que la cendre pour assécher les âmes, jusqu’au tréfonds. Des âmes grises comme la cendre. Né poussière Tu ...
Dans la stridence d’un matin aux pas incertains les heures s’esquivent ...évitent de s’inventer. En un matin d’évidence soufflé d’un large vent les heures savent ...qu’elles ne s’éventent pas ...
Il disait « J’aurais bien des raisons, moi… ! » Oui, il l’affirmait, qu’il aurait bien des raisons, lui, de déprimer-angoisser-aller-de-travers-être fragile… « J’aurais bien des raisons… » ...
Pour présenter son recueil de nouvelles, Déchirures Intimes, Laurence Litique animera à 10 h 30 un «Jardin de lecture» à la Médiathèque V.-Hugo et une séance de dédicaces à la librairie Le Neuf, ...
Chapitre 22 Tout est là. Tout est prêt. Sauf le moment qui n’est pas encore venu. Il va falloir attendre. Que la lumière de la cellule prenne le pas sur celle du ciel et qu’elle soit l’unique. ...
Certains matins s’enrayent la main sur la détente au détour d’une nuit pale et qui sans fin attendent. Il est des matins vagues, au regard tendu sur un terrain perdu des matins sur un quai d’une ...
« J’peux encore étaler de la confiture sur la tartine…. », traînant insidieusement sur la tartiiiiiineeee et sur son air sadique. Ca, c’était le prof d’Eco de seconde. Qu’est-ce qu’elle nous a ...
...ou une Bible au féminin... ISMÈNE -Tu sais, j'ai bien pensé, Antigone. ANTIGONE -Oui. ISMÈNE -J'ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle. ANTIGONE -Oui. ISMÈNE -Nous ne pouvons pas. ANTIGONE, ...
Le train ne vient toujours pas. Combien sont-ils à trépigner ainsi dans le froid, dans la boue de la neige piétinée ? Cela fait plus d’une heure que les haut-parleurs nasillards déversent qu’en ...
« Mais elle est comment ? [...]
- Disons de taille moyenne…Pas une naine ni une girafe, heu…normale, quoi ! Jolie dans son genre… Sinon blonde ou brune, alors-là…C’est difficile à dire…en tout cas elle n’est pas rousse ! Encore que"