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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 16:23

 

Tu méprises, tu insultes.

Tu infliges à quiconque ne veut même pas l’entendre ta vision fixe des choses.

Et tu exultes. Pour combien de temps encore ?

Oh ! Tu te prépares pour le long terme, jusqu’à la mort sans aucun doute…Tu l’as scandé suffisamment !

Pourtant ton arrogance sertie de mensonge te dévoile, parce que, tout au fond, qui ne sait pas encore que tu préférerais sa mort à la tienne ? Que tu aimerais brandir l'étendard de tes certitudes, comme dans ces temps lointains, on partait en croisade!

Tu en baves, tu en écumes !

Tu broies tout sur ton passage, sur son passage, sous prétexte de broyer du noir. La belle affaire ! Ils n’en broient pas eux ? Tous ceux, autour, jusqu’à ta propre chair, que tu écrases de ton égoïste rancœur, sans discernement, juste parce que le refus d’un seul t’insupporte.

Est-ce par caprice, orgueil, malhonnêteté, perversité que tu as ajusté des œillères, un prisme qui n’est que le tien, une vision simpliste que tu imputes sans honnêteté à la justice divine ?

Tu inventes et tu mens, tu tronques toutes les évidences ; mais qui veux-tu encore convaincre à part toi-même ?

Au service d’une vengeance sans fond, rejetant toute parole de celui que tu dis aimer, mais que tu lapides, que tu transperces de ton venin, à qui tu refuses la moindre écoute, la moindre raison, que tu blâmes, que tu accuses sans cesse, c’est un mur que tu tisses.

Partout, pour tous mais pas pour lui, tu prônes le pardon; plein les poches, plein ta langue de rocaille tu en as, sur des bancs que trop de derrières comme le tien ont souillés de leur hypocrisie ; et pourquoi pas vers lui un regard juste et bon, plus généreux et simplement ouvert sur ta propre âme faillible ? Ton cœur sans doute est-il malade et ta raison aveugle de toutes ces bondieuseries qui disent plus faux que le vrai fond de l’être humain…pour enfouir à ce point ta part de vérité. Pas de celle qui se dit, mais de celle qui se vit, en face-à-face avec soi-même.

Ce mur de haine plus sûrement bâti que tous les affronts qu’on aurait pu te faire, finit par t’entourer, t’encercler, irrémédiablement. C’est entre lui et toi que tu voulais ce mur et même davantage, par mégalomanie ou par goût théâtral, n’est-ce pas entre lui et le monde que tu jouis de l’édifier ? Quelle vanité de croire que le monde entier serait tien!

Au final ton mur trop fier, de dédain et de fiel, ton mur aux fondements pourris, dégoulinant d’acide, déjà t’ensevelit de ton propre vivant. Tu ne vis plus déjà : la haine ne porte rien, rien d'autre que son vide abyssal.

 

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Published by Laure Lie - dans Pensées du jour
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