Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:00

Défi n° 77

 

Sous mes pieds les grains de sable.

Sous mes pieds tout un monde que je crois modulable.

Mais éphémères sont mes pas, qui, saisis par le temps, ne laissent en ce monde immense et immuable, que quelques traces.

Aussi vite par le vent, par une vague, effacées, enfouies, enfuies.

Au-delà de mes empreintes, chimères, que reste-t-il ?



                                        Laisse à Cadet



 



 

 

 

Par Laure Lie - Publié dans : Mots croqués - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 21:42

 

Il est des Eden cachés au fond des rêves de chacun d’entre nous. Un ailleurs de l’autre bout du monde qui résonne d’une pureté inaccessible. Les lieux traversés ce jour-là en font partie et me prirent au dépourvu. Un mot, aujourd’hui encore, au plus profond de moi, entre en résonance avec une certaine idée du paradis terrestre. Celle d’une immensité indicible et paisible. L’Altiplano.

 

Au sud de Cuzco, nous quittons très vite les franges de l’influence amazonienne. Très vite, ce sont les couleurs terre et ocre, du jaune au brun, qui l’emportent. La montée se fait tranquillement, les flancs des montagnes s’écartent, la plaine d’altitude étale ses touffes d’herbes comme des rayons d’or. Des lamas, alpagas et autres vigognes paissent au milieu d’un royaume qui semble leur appartenir, sous le bleu d’une clarté d’outre ciel. Entre les deux, se découpent les arrêtes enneigées de sommets andins. Le peu de traces d’humains confère aux lieux une sérénité supraterrestre. Il me semble voyager au cœur même de l'ineffable.

Les dix heures du trajet pourraient presque se résumer à cette sensation de bout du bout du monde sublime, dans lequel j’ai le sentiment de n’être plus que des yeux et un corps respirant à peine, ne voulant rien déranger d’un ordre établi là, déposé par quelques dieux vieux de plusieurs milliers d’années.

Malgré tout, mon corps me rappellera à ma faim, à ma soif et à l’oxygène plus nécessaire encore à la réalité de mon existence bien humaine !

 

La pause d’une vingtaine de minutes à la gare de La Raya est à couper le souffle. A plus de quatre mille trois cents mètres, on s’économise. Et à part quelques vendeurs de babioles, il n’y a rien. Rien d’autre que les herbes jaunes et l’azur se découpant au-delà de la roche. Rien d’autre que le souffle limpide de l’air froid et piquant, oscillant entre une aridité ascétique et le mythe.

 

llamas-altiplano-peru.jpg

                                            http://www.bugbog.com/gallery/galleryperu/peru-pictures-altiplano.html

Par Laure Lie - Publié dans : Quelque part dans le monde... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 08:00

Défi n°76

 

« J’aurai sa peau j’aurai sa peau j’aurais sa peau !»

Sa peau de poisson pleine d’écailles et gluante! Et vas-y que je me tortille d’un côté et vas-y que je me tortille de l’autre ! Stop !

Ce poisson rouge qu’une amie m’avait confié en gardiennage depuis trois jours seulement et encore pour autant d’autres, je ne pouvais déjà plus le souffrir… A tourner dans son bocal vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à me narguer ainsi en tournoyant inlassablement, de ses gros yeux globuleux et absurdes… Trois jours encore, c’était trop.

J’avais bien essayé de l’attraper le premier jour, pour voir, en dehors de l’eau, à quoi il ressemblait vraiment. Et c’est là que toute l’horreur m’était apparue : un être visqueux et rugueux. Qui hérisse au toucher et qui vous glisse entre les doigts. Du genre de ceux qui piquent puis qui font l’anguille. Pas net quoi. Tout ce que je déteste dans la vie !

 

J’avais beau vaquer à mes occupations quotidiennes, je sentais jour après jour, heure après heure, que rien n’était comme avant. Que tout changeait un peu plus dans mon espace à chaque fois que j’approchais du bocal. Que ça ne tournait plus rond depuis que l’autre tournicotait sans but dans sa bulle. Parce que je saisissais aussi que si le bocal avait été carré, il aurait tourné dans le carré de la même manière : il aurait pour ainsi dire tourné carré.

Je m’apercevais que quel que soit le moule qu’on pouvait lui refourguer, il l’aurait adopté sans se poser de questions ! Oubliant l’autre forme dans l’instant pour se fondre dans la nouvelle. C’est connu, la mémoire d’un poisson rouge… Amnésie trop facile ! Non, décidément, ce trait de caractère supplémentaire était le point de non retour.

Je m’ingéniai alors à faire des détours, à ne pas regarder dans la direction du bocal, rien n’y fit… Il me répugnait trop pour ne pas m’obséder l’animal.

Et encore, peut-on même parler d’animal pour un être sans contact, qui ne renvoie aucun éclat et dans les yeux duquel on lit le vide abyssal, vertigineux ?

Une sorte de mal-être angoissant gonflait en moi, que je sentais prêt à exploser si je ne faisais rien.

Je compris rapidement que je ne pourrais cohabiter un jour de plus avec cette bestiole. Ce serait lui ou moi. Etant chez moi, je n’allais pas céder ma place, m’effacer pour ses beaux yeux… Ses yeux globuleux !

Il fallait que je trouve un moyen. Un moyen rapide…

Le priver de nourriture ? Mon amie serait rentrée avant qu’il ait le ventre en l’air.

Le saigner ? Encore fallait-il que je l’attrape le bougre ! Et si le sang d’un poisson est aussi froid qu’on le dit, c’était au-dessus de mes capacités.

L’empoisonner avec un produit chimique quelconque ? C’était tentant… Mais s’il perdait forme animale, rongé par l’acide, mon amie me questionnerait. Je devais trouver quelque chose de propre, de non suspicieux. Et de rapide.

Le laisser mariner dans son jus, l’air de rien. Voilà ! En plus j’avais tout sous la main. J'avais l'eau, j'avais le bocal. Il suffisait de le noyer.

 

L’angoisse baissa d’un cran. Ce n’était plus qu’une histoire de minutes. Sans aucun doute.

Au bout d’une heure, de l’eau jusqu’au coude, j’avais beau lui maintenir la tête sous le niveau, les nageoires bougeaient toujours. Froidement, mais elles bougeaient encore. Je me contenais comme je pouvais face à cette fourberie, à cet être sournois, mais une boule urticante et pâteuse enflait au fond de ma gorge. L’air passait mal et commençait à me manquer. C’était clair, l’animal m’étouffait.

Je n’allais pourtant pas y laisser ma peau !

 

Je me rendis à l’évidence : je ne pourrais pas noyer le poisson. Ce n’était ni de ma trempe, ni dans mon caractère. De toute façon, je savais au fond de moi, depuis le début, que je ne saurais masquer l'embrouille. Que je ne saurais mentir à mon amie, pour le meilleur ou pour le pire. On est honnête ou on ne l’est pas.

Bon, que pouvais-je faire alors ? Attendre ! Attendre patiemment le retour de la propriétaire du bocal. Ce serait interminable et douloureux, je le savais, mais je ne lui en voudrais pas. Je pouvais faire ça pour elle puisqu’elle était mon amie. Je le lui rendrais son bocal, sans faire d’esclandre, mais en affirmant que je n’en voudrais plus. Sans complaisance. Si elle ne faisait pas d’histoire, si elle acceptait que son poisson, tout rouge fut-il, n’était pas mon truc, qu’il avait empoisonné six jours de mon existence, mais que je n’en ferais pas une drame, tout irait bien après tout.

 

Au bout du sixième jour, où je me sentais toucher de près l’agonie, mon amie revint. Me salua, entra chez moi et alla s’éterniser en gnagnagna mon Némo par-ci, mon Némo par-là.

Elle tourna autour du bocal pour mieux le regarder tourner lui aussi son Némo. C’est à cet instant que nous nous retrouvâmes chacune d’un côté du bocal et que je vis, par l’effet de l’eau, ses gros yeux globuleux, énormes, envahissant. Prêts à me manger !

« Hmmmm tout s’est bien passé, hein? Oh ! comme tu as changé…»

C’était à sa bestiole qu’elle s’adressait, pas à moi. C’était évident ! A moi, elle n’a rien demandé. J’étais transparente de l’autre côté du bocal dans lequel elle se regardait comme dans un miroir. Comme un poisson dans l’eau en quelque sorte…

A cet instant même j’ai compris ; j’ai compris que son poisson et elle étaient du même monde, qu’ils avaient le même regard sur celui-ci, qu’ils se correspondaient l’un et l’autre, parce qu’aucun des deux ne viendrait bousculer quoi que ce soit dans la vision de l’autre.

Je n’avais qu’une hâte : qu’ils partent, qu’ils déguerpissent tous les deux pour assainir mon air que je sentais vicié.

 

Lorsque la porte s’est refermée sur eux, j’ai inspiré une grande goulée, comme on s’abreuve à une source. L’air entrant trop vite dans mes poumons me brûla un peu, mais je respirais à nouveau.

Mon amie, durant quelques temps encore, me parla de son poisson. Je m’efforçais de donner le change, mais je n’avais rien à lui dire, sauf que je n’aimais pas les poissons, simplement parce que j’avais besoin d’une vraie relation, nette, authentique quoi. Qui ne vous file pas entre les doigts. Que c’était comme ça au fond de moi. Elle s’en offusqua. J’essayai de lui expliquer que ne noie pas le poisson qui veut ! Elle s’était réfugiée encore de l’autre côté du bocal pour feindre de ne pas comprendre.

Que pouvais-je dire encore ? Aurait-il fallu, pour lui plaire, que je me noie à la place de son Némo ? Il me semblait pourtant que l’affaire était propre et claire.

Je n’allais  pas sombrer moi-même dans des eaux obscures, y laisser ma peau, parce que je ne savais pas noyer le poisson…

 

Poisson-rouge.jpg

Par Laure Lie - Publié dans : Mots croqués - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 09:12

 

Qui es-tu toi, de l’autre côté d’un miroir que tu ne veux pas voir ?

Qui es-tu à nier tes reflets pour fouiller ceux des autres ?

Quelle laideur ton visage masque-t-il pour soigner ainsi son image ?

« Miroir, miroir, mon beau mon doux miroir, dis-moi quelles sont les fêlures des autres que je ne vois pas les miennes ! »

 

Comme si la vie avec sa verve, ses rires et ses pleurs n’étaient que des travers.

Comme s’ils ne passaient que par et sur les autres, jamais en toi.

Comme si du rien de ton bout de vie tu avais le pouvoir d’identifier, le droit d’étiqueter ce fragile qui appartient à d’autres.

Il n’y a qu’à écouter ce que dit ton déni.

L’amnésie chez toi n’est pas une maladie, mais un système, tout un système.

L’amnésie qui arrange, l’amnésie qui donne bonne conscience.

Qui oublie les mots outrepassés qui ont bafoué.

Oublier le plus médiocre, le dérangeant, le pouvoir dérobé sur ce qui t’a été donné.

Oublier l’affligeant de ton aveuglement, de tes yeux détournés, les salissures, tes mots accusateurs, supérieurs, peut-être même vengeurs.

Oublier d’en voir les morsures, les meurtrissures, pour tout au bout, n’en rien assumer du tout.

Le pouvoir sûr de lui, dans l’air de rien de certitudes, t'évitant de gratter sous ta surface.

Mais gratter celle d’autres que toi, te donnant l’illusion d’une hauteur personnelle.

Te complaire dans une version, une seule, et te faire caresser sur le champ du virtuel. 

Oublierais-tu aussi que ce virtuel n’est que flatteries, sans tain, sans face, sans vérité aucune?

Qu’il ne peut que manger ce dont tu le nourris, même si ce ne sont que vanités biaisées, tronquées, falsifiées ?

Par le biais de tes feintes finesses, toutes tordues au fond, tu ne montres qu’une face.

Celle qui donnerait son petit temps d’humanité trop polie pour être amène?

Celle qui, de la simple foi en ses paroles, croit mettre des actes en marche ?

Et se persuade d’avoir tendu la main quand si peu de mouvements ont  été esquissés.

Amnésie qui préfère la troisième personne impersonnelle, à la deuxième…

…trop brutale ? Compromettante ? Trop engageante et dangereuse cette personne-là !

Deuxième personne du verbe aimer au présent, dans amnésie.

Tu  a i m e s…Mais qui aimes-tu à part toi-même ?

Ton image savamment ourlée sur le contour d’un rendez-vous manqué, d’un reflet avorté ?

Dans amnésie se cache aussi la main, l’ami, au féminin, au masculin, au singulier ou au pluriel.

Trop mélangées, trop cuisinées, trop chahutées ces lettres pour qu’elles soient de noblesse !

Retire Aimes ou Amies d’amnésie, que reste-t-il ? Deux lettres, deux petites lettres.

Comme une immense NEgation, comme un mépris, une injure à ce qui fut.

Amnésie facile, aménagée, tentant, orgueilleuse, de lisser ses failles dans le reflet.

Qui peut dire toujours que les lézardes sont chez les autres, jamais en soi ?

Celui, celle qui prend, qui bouffe dans les entrailles des autres, mais ne donne pas.

Celui, celle qui n’entend pas, qui ne discerne pas, mais se repaît.

Qui se nourrit des maux des autres pour mieux asseoir son bien.

Des faire-valoir en quelque sorte, comme d’illusoires pansements sur un vide abyssal.

Où est-elle l’humanité revendiquée quand elle n’est au service que de toi-même ?

Qu’on te nomme vampire, parasite, sangsue, pique-assiette,

Tes petits mots qui n’enjolivent que toi sont vils, à mourir de rire ou à vomir.

 

Amnésie, qu’as-tu donc à prouver pour servir et servir encore ta soupe édulcorée,

Pour baver tes jugements, tes mensonges et quelque part ta mort à petit feu ?

Qu’ils soient de rires, de pleurs, d’amour, les bouillonnements de la vie,

C’est tout de suite et sans ambages, au plus profond du coeur que je les choisis,

Les préférant de loin au frileux qui omet, qui ment et qui te meut.

 

 

Par Laure Lie - Publié dans : ...tout de suite et sans ambages... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 14:22

La première matinée nous accueille en fanfare. Nous y projette plus exactement. C’est comme ça quand on change de continent, on plonge littéralement et subitement dans un autre monde. Etre dérouté, bousculé, tourneboulé, c’est cela l’ailleurs ; en tout cas je crois que c’est une part de ce que je vais y chercher.

Malgré le soleil qui perce peu, c’est la fête sur la Plaza de Armas. Grosses caisses, tambours et trompettes, clairons, basses, caisses claires…tout l’arsenal est de sortie. J’apprendrai que le dimanche, ici, se célèbre comme il se doit dans chaque ville, sur l’ancienne Place des Armes, ou Plaza Mayor, à la fois vestige des constructions des conquistadores et symbole de la libération. On y a juste déboulonné la statue du commandeur pour y mettre une fontaine et le tour de passe-passe est joué.

La présence de religieux, de militaires et de représentants de la municipalité y est incontournable. La démocratie dans de nombreux pays d’Amérique latine oscille souvent entre un idéal libéral et une réalité autoritaire. Et cette autorité a ses piliers. Incontestables. L’Eglise, l’armée, la politique. Qui organisent des festivités pour égayer le peuple. Et le peuple est joyeux… Le règne du paradoxe.

Nous assistons à la parade. Des adultes et des enfants costumés défilent, sous le timbre des cuivres, au rythme des percussions. Ambiance festive et envoûtante. Certains portent des têtes énormes de carton-pâte aux grimaces effrayantes. L’effigie d’un saint côtoie le burlesque. Thèse et antithèse. Figure d’autorité et dérision. Enfants des écoles mêlés aux armes des militaires …

[...] Dans l’après-midi, nous nous rendons sur une autre place, plus modeste, qui n’est autre que le parvis de l’église et couvent San Francisco. [...] Elégante, majestueuse, imposante, magistrale, sont autant de qualificatifs qui conviendraient à cette église rescapée de la période coloniale. Les Espagnols n’ont pas lésiné sur le grandiose et l’opulence. Sur le baroque. Comme les monuments de la Plaza Mayor, l’ensemble religieux dédié à Saint-François devait répondre aux enjeux de pouvoir, plus encore dans ce Nouveau Monde qu’en Europe. Il fallait servir l’absolutisme de l’Etat et de l’Eglise. Il fallait d’autant plus asseoir ces pouvoirs en tant que colonisateur dominant, face à la population indigène à laquelle on ne laissait pas le choix. Alors, des édifices, politiques ou religieux, seront élevés, monumentaux, d’une facture ostensible et théâtrale.

Face au porche, c’est une pièce montée au glacis de sucre jaune, rehaussée de crème blanche, qui s’élève de ses deux tours vers le ciel. Le tympan de couleur pierre, plus attendue pour une église, n’en finit pas d’être sculpté, mouluré, en bas et hauts reliefs, en lignes verticales et en voussures. Je me glisse à proximité d’un groupe qui commence la visite. Le guide donne ses explications en

anglais ; ce sera toujours mieux que rien !

 

Plus je pénètre à l’intérieur, plus je me dis que l’édifice est un iceberg : l’extérieur semblait grandiose, l’intérieur est gigantesque. Colossal d’une ornementation poussée jusqu’au bout de ses retranchements, qui ajuste le moindre détail des sculptures dégoulinantes d’émotions et des toiles de grands maîtres… et Dieu sait si elles foisonnent ! Les boiseries, les stucs, les arcades, les dorures, les colonnes et les pilastres s’enchevêtrent, se poussent, se collent les uns aux autres, s’épousent. Pas un espace vide dans un lieu voué à la prière et à la méditation, ça interroge… C’est un régal pour l’œil. Mais comment faire silence en soi quand l’espace est empli de tout ? Là, dans le cloître, le long des galeries et dans le jardin, les moines circulaient. Comment pouvaient-ils s’adonner à la prière au milieu de tels fastes ? Il est certain que l’Eglise a soigné sa contre-réforme jusque dans le Nouveau Monde…





Par Laure Lie - Publié dans : Quelque part dans le monde... - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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